Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Petit âne

Publié le par Charmille


Petit âne au regard de feu
Emmène-moi dans tes jeux
Dans tes ruées dans tes gambades
Dans tes trots et dans tes balades

Je te confierai mes paniers
Je te confierai mes secrets
Je te confierai mes regrets
Petit âne au regard de feu
Emmène-moi dans tes jeux

Petit âne au regard de soie
Emmène-moi dans ta joie
Nous partirons à mille lieues
Dans la douceur d'un matin bleu

Je te confierai mes paniers
Je te confierai mes secrets
Je te confierai mes regrets
Petit âne au regard de soie
Emmène-moi dans ta joie

Petit âne au regard de fleur
Emmène-moi dans ton coeur
J'y cueuillerai mille couleurs
J'y cueuillerai mille senteurs

Tu enchanteras mes paniers
Tu enchanteras mes secrets
Tu enchanteras mes regrets
Petit âne au regard de fleur
Emmène-moi dans ton coeur

Christiane Richard

Publié dans Animaux

Partager cet article

Repost 0

confidentiel

Publié le par Charmille


Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.

Jean-Jacques Golman

Publié dans Ciel

Partager cet article

Repost 0

Contre les bûcherons de la forêt de Gastine

Publié le par Charmille


Ecoute,bûcheron,arrête un peu le bras;
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas;
Ne vois-tu pas le sang lequel dégoutte à force
Des Nymphes qui vivaient dessous la dure écorce?
Sacrilège meurtrier; si on prend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts et de détresses
Mérites-tu, méchant, pour tuer nos déesses?
Forêt, haute maison des oiseaux bocagers!
Plus le cerf solitaire et les chevreuils légers
Ne paîtront sous ton ombre,et ta verte crinière
Plus du soleil d'été ne rompra la lumière.
..............................................................
Tout deviendra muet, echo sera sans voix;
Tu deviendras campagne,et, en  lieu de tes bois,
Dont l'ombrage incertain lentement se remue,
Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue;
Tu perdras le silence,et haletants d'effroi
Ni Satyres ni Pans ne viendront plus chez toi.
Adieu,vieille fôrêt, le jouet de Zéphire,
Où premier j'accordai les langues de ma lyre,
Où,j'entendis les flèches résonner
D'Appolon, qui me vint tout le coeur étonner.

Pierre de Ronsard

Publié dans Paysages

Partager cet article

Repost 0

Le lac

Publié le par Charmille


Qu'il soit dant ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants  coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
                Qui pendent sur tes eaux !

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
                De ses molles clartés !


Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on repire,
               Tout dise : "Ils ont aimé! "


Alphonse de Lamartine

Publié dans Paysages

Partager cet article

Repost 0